Voilà l’été, voilà l’été…

Il fait chaud. Très chaud. Vous regardez le ventilateur de votre ordi avec envie. Ce dernier tente de vous faire comprendre qu’il fait trop chaud pour travailler. Mais vous persistez !

vacances d'un freelance

Quand je rentre dans mon bureau…

38°C à l’ombre. Quarante-douze degré dans votre bureau. Et ce site à rendre dans 15 jours. Parce qu’on est l’été !

Avez-vous déjà remarqué comme les clients ont l’art de choisir les bons moments pour les dates de livraison ?

“On pensait à une mise en production début septembre, juste à temps pour la rentrée.”

Hummm… Qu’on les aime ! Et c’est là qu’on fait un rétroplanning à vitesse lumière dans sa tête pendant qu’on s’entend dire “Oui oui, c’est tout à fait jouable, bien sûr !” Et BIM ! Voilà le mois d’août qui se désintègre tel un Challenger en pleine lancée.

L’été chez un freelance

Il y a des questions qu’on ne devrait pas poser aux gens. De celles qui vous rendent agressif. Tout comme aux jeunes mariés, on ne demande pas “alors, le bébé, c’est pour quand ?” Il ne faut pas demander au freelance : “alors, vous partez en vacances ?”

Vacances… kezako ?

Il faut savoir que chez le freelance, la gestion des vacances rime avec gestion de la culpabilité de ne pas bosser, envie de disparaître de la circulation pendant quelques jours (semaines ? vous n’y pensez pas !) et risque de voir des contrats juteux vous filer sous le nez parce que ce jour là, vous avez accepté d’amener votre marmaille à la piscine.

Bon, j’exagère à peine. Mais il est vrai qu’en tant qu’indépendant, c’est toujours délicat de jongler entre les échéances clients et l’appel du mojito en terrasse, des vagues de Lacanau…

Savoir dire stop !

Derrière un carnet de commande bien rempli se cache quelque fois un entrepreneur au bout du rouleau. Rassurez-vous, ce n’est pas mon cas et ce blog n’est pas un divan de psychanalyse. C’est simplement une envie de partager une réflexion sur la santé mentale et l’épuisement des freelances.

Avec la crise économique de 2008, on a vu apparaître une catégorie de travailleurs en grande souffrance psychologique : les entrepreneurs. Le stress, les difficultés financières, les menaces judiciaires, les complexités administratives, tous ces facteurs pèsent sur le moral des chefs d’entreprises et des indépendants.

“Le chef d’entreprise n’est pas une catégorie d’homme particulière, mais une situation juridique et économique vécue par un être humain comme les autres.”
https://www.apesa-france.com

L’APESA (pour Aide Psychologique pour les Entrepreneurs en Souffrance Aiguë) est un dispositif qui existe depuis 2013 et qui aide les indépendants et entrepreneurs à faire face aux difficultés juridiques et psychologiques.

Sans attendre d’être au fond du gouffre, c’est toujours bon de savoir qu’il existe des solutions et un réseau d’aide au cas où.

Et pour finir sur cette réflexion de l’été d’un freelance

Prenez 1 verre :
Versez 5 cl de rhum* blanc (5cl… ou plus !) 😉
Ajoutez 7 à 8 feuilles de menthe.
Pressez le jus de 1/2 citron vert.
Incorporez 2 cuillères de sucre de canne.
Versez 6 cl d’eau gazeuse (maximum, sinon, on goûte plus rien !)
Finissez par 4 glaçons pilés avec vigueur.

Dégustez* frais, avec des amis, au bord d’une piscine… et coupez le son de votre portable !

* Avec modération, bien évidemment… et jamais avant de conduire ! Le client attend votre site pour septembre, rappelez-vous !


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